Pays le plus fort en piratage : quel est-il vraiment ?

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Le piratage informatique, un univers où les lois se redéfinissent chaque jour. Les pays se livrent une véritable bataille numérique pour la suprématie. Parmi ces nations, un acteur se distingue nettement : la Chine. Avec une armée de hackers à la pointe de la technologie, ce pays n’hésite pas à utiliser ses ressources pour infiltrer les systèmes les plus sécurisés.

Derrière cette avancée, des motivations économiques, politiques et militaires se cachent. La Chine ne se contente pas de voler des données, elle cherche à imposer son influence mondiale. Entre espionnage industriel et surveillance étatique, cette puissance s’affirme comme le roi incontesté du piratage.

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Les pays les plus actifs en piratage selon les experts

Les experts en sécurité informatique pointent du doigt plusieurs pays comme étant particulièrement actifs en matière de piratage. La Chine et la Russie dominent le classement, avec respectivement 11,9 % et 11,6 % des cyberattaques recensées, selon les données de Statista.

Parmi les autres nations à surveiller de près :

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  • Iran : 5,3 % des cyberattaques
  • Corée du Nord : 4,7 % des cyberattaques
  • Pakistan : 1,8 % des cyberattaques
  • Turquie : 1,7 % des cyberattaques

Classements et scores en cybersécurité

Les classements en cybersécurité varient selon les critères évalués. La République tchèque se distingue en tête du classement NCSI avec un score de 98,33. La Pologne rejoint ce podium depuis 2024.

Le Royaume-Uni, bien que classé 12e avec un score NCSI de 75, demeure un acteur influent. La France, pour sa part, se positionne 8e selon le MIT Technology Review Insight. Ces classements mettent en lumière les efforts de certains pays pour renforcer leur cybersécurité face à des menaces croissantes.

Corée du Nord se distingue par ses groupes de hackers particulièrement redoutés. Ces derniers sont souvent impliqués dans des attaques sophistiquées, ciblant aussi bien les infrastructures critiques que les institutions financières. La nature opaque de ce régime rend ces attaques d’autant plus difficiles à prévenir et à attribuer.

L’échiquier du piratage mondial se dessine avec une prédominance des grandes puissances, mais aussi de nations émergentes qui investissent massivement dans des capacités offensives. Gardez un œil sur ces acteurs, car leurs stratégies évoluent aussi vite que les technologies qu’ils exploitent.

Les méthodes de piratage les plus courantes et leurs origines géographiques

Phishing : un fléau mondial

Le phishing, ou hameçonnage, reste l’une des méthodes de piratage les plus courantes. Les cybercriminels envoient des e-mails frauduleux imitant des entités légitimes pour tromper les utilisateurs et obtenir leurs informations personnelles. Le European Repository of Cyber Incidents (EuRepoC) a recensé 2 679 cyberattaques politiques depuis 2000, révélant une augmentation notable des attaques ciblant les institutions gouvernementales et les personnalités publiques.

Ransomware : une menace persistante

Le ransomware, ou rançongiciel, continue de faire des ravages en verrouillant les systèmes informatiques et en exigeant une rançon pour les débloquer. Le rapport d’Infoblox souligne que la France est le pays le plus touché en Europe par ce type d’attaques. Le Projet Pegasus développé par Israël a démontré à quel point les logiciels espions peuvent être sophistiqués, ciblant même les smartphones des dirigeants mondiaux.

Attaques DDoS : saturation des réseaux

Les attaques par déni de service distribué (DDoS) visent à saturer les réseaux pour les rendre inaccessibles. Les entreprises de la région Asie-Pacifique, incluant Singapour et la Corée du Sud, rapportent que 22 % d’entre elles ont été touchées par une cyberattaque de ce type. La Corée du Sud prévoit de former 100 000 nouveaux experts d’ici 2026 pour contrer cette menace croissante.

Espionnage industriel : une réalité alarmante

L’espionnage industriel reste une préoccupation majeure pour les entreprises. Les États-Unis, par le biais de leur National Cybersecurity Agency (NCS), ont mis en place des stratégies robustes pour protéger leurs infrastructures critiques. En Europe, la France, avec ses 33 millions de Français concernés par une fuite de données chez Viamedis et Almerys, illustre la nécessité de renforcer la protection des données personnelles.

Les pays les plus ciblés par les cyberattaques

France : la cible européenne

La France se distingue comme l’un des pays les plus ciblés par les cyberattaques en Europe. Le rapport d’Avira révèle que 54 798 950 actes malveillants ont été détectés dans l’Hexagone. Les fuites de données chez Viamedis et Almerys ont exposé 33 millions de Français, soulignant la vulnérabilité des systèmes d’information nationaux.

Allemagne et Indonésie : des chiffres inquiétants

L’Allemagne, avec 90 934 677 actes malveillants recensés, est en tête des pays européens les plus attaqués. L’Indonésie ne reste pas en reste, enregistrant 30 944 718 actes malveillants. Ces chiffres démontrent une tendance inquiétante pour la sécurité des systèmes informatiques dans ces pays.

Un panorama mondial

D’autres nations comme l’Égypte et l’Irlande figurent aussi parmi les plus ciblées. Selon Avira :

  • L’Égypte : 21 744 719 actes malveillants
  • Irlande : 19 620 242 actes malveillants
  • Italie : 18 632 960 actes malveillants
  • Philippines : 15 965 025 actes malveillants
  • Brésil : 13 725 151 actes malveillants

Régions et menaces

La répartition géographique des cyberattaques montre que l’EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) est la région la plus touchée avec 319 731 136 menaces détectées. L’APAC (Asie-Pacifique) et le NABU (Amérique du Nord) suivent respectivement avec 121 114 092 et 60 194 743 menaces. La LAR (Amérique latine) enregistre 40 796 451 menaces, tandis que la région POLAR est la moins affectée, avec seulement 29 menaces détectées.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la cybercriminalité reste un enjeu mondial nécessitant une vigilance accrue et des mesures de protection robustes.

piratage informatique

Les initiatives internationales pour lutter contre le piratage

L’Union européenne en première ligne

L’Union européenne développe une stratégie de défense commune autour de la cybersécurité. Le cadre réglementaire appelé NIS (Network and Information Security) régit la sécurisation des réseaux et systèmes d’information. Ce règlement impose des mesures strictes aux opérateurs de services essentiels et aux fournisseurs de services numériques.

Efforts africains pour la cybersécurité

L’Afrique ne reste pas en reste avec la Convention de l’Union africaine sur la Cybersécurité et la Protection des Données Personnelles. Cette convention vise à harmoniser les législations nationales pour mieux protéger les données personnelles. Le Cyber Africa Forum (CAF) est organisé pour renforcer la coopération régionale et promouvoir la cybersécurité sur le continent.

Nouvelle-Zélande et Émirats arabes unis : des stratégies robustes

La Nouvelle-Zélande, via son National Cyber Security Centre, offre une assistance aux entreprises et institutions pour contrer les menaces informatiques. Les Émirats arabes unis ont mis en place une stratégie de cybersécurité comparable à celle de l’Union européenne, visant à sécuriser leurs infrastructures critiques.

Interpol : une coopération internationale

Interpol joue un rôle fondamental avec la création du Cybercrime Fusion Centre. Ce centre facilite la coopération entre les forces de l’ordre de différents pays pour lutter contre la cybercriminalité. Les initiatives d’Interpol visent à coordonner les efforts internationaux pour identifier et neutraliser les cybercriminels.